Roman Opalka est décédé la semaine dernière. Certes malgré la tristesse, une chose est étonnante c’est qu’elle vient clôturer toute sa démarche artistique qui se basait insidieusement sur l’attente de ce moment. Ça me fait un petit quelque chose sa mort parce qu’il m’a suivi pendant toutes mes études en histoire de l’art.

Pour résumer le processus il voulais mettre en image l’évolution du temps. Pour cela il avait adopté différentes démarches :

« à chaque nouvelle toile entamée, il ajoute 1 % de blanc dans la peinture servant au fond de sa toile, initialement noir à 100 %. Petit à petit, les fonds blanchissent, marquant d’une nouvelle manière le temps qui passe […] en outre à chaque fois qu’il terminait une toile, il se mettait dos à sa toile, et se prenait alors en photo. » source Wikipedia

Le nombre sur lequel il s’est arrêté est le 5.569.249 sur sa 231ème toile !