Un ami m’a parlé ces derniers jour d’un artiste allemand EVOL qui reproduit au pochoir des façades d’immeubles de l’ancienne Allemagne de l’est. Sa démarche semble s’articuler autour d’un devoir de mémoire. Il a été marqué par l’esthétique de ces ensembles et souhaite en garder une trace en les reproduisant. Certes ce sens est intéressant mais ce que j’ai trouvé de fort c’est quand il les remet en scène dans l’environnement urbain, et qu’il arrive grâce aux éléments à recréer l’illusion d’une réalité. Je vous laisse regarder son travail et vous faire votre propre avis.


Si vous voulez en savoir plus sur sont travail je vous mets le lien de la vidéo que l’on m’a montré. Je pense qu’il faut vous dépêcher d’aller sur le lien parce que c’est sur Arte+7 je ne sais pas combien de temps elle va rester disponible :

http://videos.arte.tv/fr/videos/l_art_la_maniere_evol-3742922.html

Cet univers m’a rappelé un livre que j’avais lu il y a quelques années… je n’arrive plus à remettre la main sur le titre… je compléterais l’article dans un second temps. La thématique de celui-ci était, il me semble, « de la rue à la galerie » et inversement.

Ce que je retiens de cette lecture, c’est à présent, d’arriver à décrypter dans mon quotidien certains codes de l’environnement urbain. Et aussi de pouvoir les replacer dans un contexte historique.

A Paris ce livre trouve tout son intérêt puisqu’il permet de décrypter les langages de murs. Et c’est plutôt agréable.

Je vais commencer par celui que l’on cite généralement comme le premier utilisateur du pochoir comme : « Art de rue » le bien nommé Blek le Rat. Pour le coup je ne crois jamais avoir eu la chance de croiser une de ses pièces :

Son icône de rat est vraiment très pertinente. Il métaphorise bien l’art du parasitage qu’est « le street art » !

Un que j’affectionne tout particulièrement parce qu’on le croise souvent c’est Jérome Mesnager ! Ses « Corps blancs » sont surtout dans la partie Belleville // Ménilmontant. Certes c’est un peu une exception puisqu’il travaille au pinceau.

 

Dans le genre positif / négatif, et se jouant des mêmes codes que le précédent : Nemo ! J’en ai croisé pas mal autour des Gobelins… mais il y’en a surement ailleurs… wikipedia parle surtout du XXème.

Pour continuer sur les célébrités il y a aussi Miss Tic ! Qui a très clairement réussi, tout comme André d’ailleurs que j’ai bien failli oublier, à faire fructifier l’impact de son imagerie populaire. (Tel le Fluxus Ben) Son imagerie est plus politique et sa typographie grinçante. Ses images parlent d’elles mêmes :

Et comme je l’ai cité juste avant André avec son Monsieur A ! C’est le début des exceptions puisqu’il travail à la bombe :

 

Je laisse cette parenthèse ouverte avec une légende de l’art de rue, le premier artiste à utiliser la bombe : Gérard Zlotykamien avec ses « Éphémères » :

On en revient aux pochoiristes : Jeff Aérosol ! (On peut en voir rue Mouffetard)

 

Une autre exception avec le travail du plasticien Ernest Pignon-Ernest et ses « images éphémères ». Son travail est généralement politique, ou plutôt de sensibilisation politique. Il parle de la trace, de la réminiscence d’une présence en magnifiant celle-ci échelle 1. Il avait traité, si je me souviens bien, des morts Hiroshima, des massacres pendant la Commune…

 

Plus léger dans l’approche Monsieur Chat. Sa démarche est plus typique celle d’appréhender la ville comme une toile :

 

D’autres artistes étaient cités dans cet ouvrage je me souviens de :
Zevs
Invader
Jonone
Les Frères Ripoulin


Merci Simon pour l’idée de cet article.